Chapter 2
un Amour secret
Peu après le retour de lola le prince Arthur arriva. Il était très beau de magnifique cheveu blond un sourire doux comme le miel mais les yeux briant ils s aiment mais ils n' osent pas se le dirent . la petite Jument qui comprend tres vite se qui se passe essaient de les rapprochée mais ses effort son en vint .
Le souffle des premières rencontres s'était à peine dissipé que déjà, une nouvelle mélodie s'élevait dans l'air, tissée de murmures et de regards échangés. Lola, revenue de ses errances, retrouvait Scila dans leur refuge venteux, un lieu où le monde semblait suspendu. La jument, d'une douceur presque maternelle, la accueillait d'un hennissement doux, son flanc chaud pressé contre la jeune fille. Scila, avec son tempérament légèrement rebelle, portait en elle une attente silencieuse, un secret qui alourdissait son être de la promesse d'une nouvelle vie. Elle comprenait l'agitation de Lola, l'écho d'une présence nouvelle qui venait troubler la quiétude de leur monde.
Ce fut alors qu'il apparut, comme sorti des brumes d'un songe. Le prince Arthur. Sa beauté était celle des contes, une chevelure d'or pâle ruisselant sur ses épaules, un sourire aussi doux que le miel qui s'épanouissait sur ses lèvres. Mais c'étaient ses yeux, deux éclats de saphir taillé, qui captivaient le plus. Ils brillaient d'une lumière intérieure, une promesse voilée, une mélancolie subtile. Il s'approcha, d'abord avec une timidité hésitante, puis avec une assurance naissante, attirée par la présence de Lola.
Leur rencontre fut un silence vibrant, un échange de regards qui en disait plus long que mille mots. Lola, d'ordinaire si calme, sentait son cœur battre la chamade, une émotion nouvelle et déroutante l'envahissant. Arthur, lui, semblait fasciné, captivé par la grâce tranquille de la jeune fille, par cette étincelle de rébellion mêlée à une profonde gentillesse qui émanait d'elle. Il y avait là, palpable, une attraction mutuelle, un fil invisible qui commençait à se tisser entre eux.
Scila, observatrice attentive, ne tarda pas à percevoir la naissance de ce sentiment. Elle sentait le trouble dans le regard de Lola, la façon dont ses joues s'empourpraient à la seule vue d'Arthur. Elle percevait aussi l'admiration dans les yeux du jeune prince, la façon dont il la regardait, comme s'il découvrait un trésor caché. L'air autour d'eux vibrait d'une tension électrique, d'un amour naissant qui n'osait pas encore se déclarer.
« Il faut qu'ils parlent, » murmura Scila à elle-même, son souffle chaud se mêlant au vent. Elle comprenait que leur bonheur résidait dans cette connexion, dans le courage de dépasser la timidité. Elle se mit à l'œuvre, avec la subtilité et l'intelligence qui la caractérisaient. Elle s'approchait d'Arthur, lui frottant doucement son encolure, l'invitant à la suivre vers Lola. Puis, elle se plaçait entre eux, dansant d'une manière qui semblait vouloir attirer leur attention l'une vers l'autre.
Elle tournait autour de Lola, l'encourageant de ses hennissements doux, la poussant subtilement vers le prince. Elle croisait le regard d'Arthur, lui adressant des clins d'œil discrets, comme pour lui dire : « Vas-y, elle t'attend. » Ses efforts étaient empreints d'une tendresse sincère, d'un désir profond de voir ces deux âmes s'unir. Elle était leur alliée, leur complice silencieuse dans cette danse hésitante de l'amour.
Mais les efforts de Scila, bien que sincères, se heurtaient à une timidité tenace, à une peur de l'inconnu qui paralysait les deux jeunes gens. Arthur, malgré l'attrait indéniable qu'il ressentait pour Lola, restait figé par l'incertitude. Il craignait le rejet, la moquerie. Lola, de son côté, était submergée par une vague d'émotions qu'elle ne savait pas maîtriser. Sa nature sensible la rendait vulnérable, et la peur de ne pas être à la hauteur la retenait.
Un jour, alors que le soleil peignait le ciel de teintes orangées, Scila les vit réunis sous le grand chêne. Arthur offrait à Lola une fleur sauvage, une petite marguerite d'une pureté éclatante. Leurs mains se frôlèrent, un contact fugace mais chargé d'électricité. Lola rougit violemment, détournant le regard. Arthur, décontenancé, retira sa main, l'air penaud. Scila soupira, sentant que son intervention n'avait pas suffi.
Elle s'approcha alors, d'une démarche lente et majestueuse. Elle se plaça près de Lola, lui donnant un léger coup de tête affectueux. Puis, elle se tourna vers Arthur, le regardant avec insistance. Elle savait que quelque chose devait se passer, une étincelle qui allumerait le feu de leur amour.
« Il faut qu'ils se parlent, » répéta-t-elle mentalement, son cœur de jument vibrant d'espoir. Elle se mit à trotter doucement autour d'eux, créant une sorte de bulle protectrice. Elle espérait que cette proximité les encouragerait, qu'elle dissiperait la gêne.
Arthur finit par trouver le courage de parler. « J'aime beaucoup cette fleur, Lola, » dit-il, sa voix un peu hésitante. « Elle me rappelle… » Il s'interrompit, cherchant ses mots.
Lola, toujours rougissante, répondit à voix basse : « Elle est belle. »
Le silence retomba, lourd de non-dits. Scila, frustrée, fit un petit hennissement d'encouragement. Elle se souvint alors d'une astuce. Elle se pencha et, avec ses naseaux, souleva délicatement la marguerite tombée au sol. Elle la reposa doucement sur la main de Lola, puis, d'un mouvement vif, elle attira l'attention d'Arthur vers le visage de la jeune fille.
Le prince leva les yeux. Il vit Lola, le visage encore teinté de rose, ses grands yeux pleins d'une douceur infinie. Il vit la marguerite sur sa main, un symbole de leur rencontre timide. Et dans ce regard échangé, quelque chose se brisa. La timidité, la peur, s'effacèrent pour un instant.
Arthur tendit la main, et cette fois, ce fut Lola qui la saisit. Leurs doigts s'entrelacèrent, un contact plus ferme, plus décidé. Un sourire sincère éclaira le visage d'Arthur. Lola, pour la première fois, lui rendit son sourire, un sourire timide mais plein d'une joie naissante.
Scila sentit un frisson parcourir son échine. Elle avait réussi. Le lien était créé. Elle observait la scène, son cœur rempli d'une douce satisfaction. Elle savait que leur amour était encore secret, fragile, mais il était là, palpable, une promesse dans le vent.
Cependant, leur moment de grâce fut troublé par une ombre. Une silhouette apparut à l'orée du bois, une femme à la démarche assurée, le regard acéré. C'était Rose. Sa présence était toujours synonyme de trouble, d'une jalousie sourde qui émanait d'elle comme une aura maléfique. Elle observait Arthur et Lola, son visage se crispant d'une froide colère.
Elle s'approcha, son sourire, lorsqu'elle en esquissa un, était aussi froid qu'un hiver sans fin. « Arthur, mon cher prince, » dit-elle d'une voix mielleuse qui cachait mal son venin. « Je te cherche depuis ce matin. »
Arthur se tourna vers elle, sa main toujours serrée dans celle de Lola. Son sourire s'estompa légèrement. « Bonjour, Rose. »
Lola sentit une vague d'appréhension. Elle connaissait Rose, ou du moins, elle avait entendu parler de sa réputation. La femme qui convoitait Arthur, qui le voulait à tout prix. Elle serra instinctivement la main du prince.
Rose jeta un regard dédaigneux à Lola, puis revint sur Arthur. « Que fais-tu ici, avec cette… enfant ? » Son ton était empreint de mépris. Elle ne pouvait supporter de voir Arthur partager un moment de complicité avec quelqu'un d'autre qu'elle. Son secret, son amour pour Arthur, la rendait d'autant plus acharnée à l'éloigner de toute autre présence féminine.
Arthur sentit la tension monter. Il n'aimait pas l'attitude de Rose envers Lola. Il détestait sa possessivité, sa méchanceté cachée. « Je suis avec Lola, Rose, » répondit-il d'une voix ferme, sans pour autant lâcher la main de la jeune fille. Il voulait montrer à Rose qu'il n'était plus le même garçon qu'elle pensait pouvoir manipuler.
Lola, bien que calme, sentait la colère monter en elle. Elle détestait être traitée avec mépris. Son secret, ses problèmes de colère, commençaient à gronder sous la surface. Elle regarda Rose droit dans les yeux, une flamme nouvelle s'allumant dans son regard.
Scila, sentant le danger, s'interposa doucement entre les deux enfants et Rose. Elle dressa la tête, ses oreilles dressées, un léger grognement s'échappant de sa gorge. Elle était prête à défendre Lola, à protéger leur petit coin de bonheur.
Rose recula d'un pas, surprise par la réaction de la jument. Elle détestait les animaux qui semblaient avoir leur propre volonté. Elle fixait Scila avec une haine pure, puis son regard revint sur Arthur, ses yeux brillant d'une détermination sombre. « Tu ne devrais pas te lier à des gens comme ça, Arthur. Ils ne sont pas de ton rang. »
Arthur serra la mâchoire. « Je me lie à qui je veux, Rose. Et Lola… Lola est ma meilleure amie. » Il n'osa pas encore dire "mon amour", mais le sentiment était là, vibrant, prêt à éclater.
Rose rit, un rire sec et sans joie. « Ton amie ? Nous verrons bien. » Elle jeta un dernier regard menaçant à Lola, puis se détourna et s'enfonça dans les bois, sa silhouette disparaissant aussi vite qu'elle était apparue.
Le silence retomba, mais il était teinté d'une nouvelle appréhension. La menace de Rose planait au-dessus d'eux. Arthur regarda Lola, son visage empreint d'inquiétude. « Tu vas bien ? »
Lola hocha la tête, mais ses mains tremblaient encore légèrement. Elle avait ressenti la colère de Rose, et elle avait senti la sienne propre monter en réponse. Elle savait que leur amour, s'il était destiné à éclore, devrait affronter bien des obstacles.
Arthur la serra plus fort dans sa main. « Ne t'inquiète pas, » murmura-t-il. « Je ne laisserai personne te faire du mal. » Ses yeux brillaient d'une promesse sincère.
Scila, sentant la tension s'apaiser, s'approcha d'eux. Elle leur donna un coup de tête doux, comme pour les réconforter. Elle savait que leur amour était secret, un trésor qu'il faudrait protéger. Et elle serait là, leur alliée silencieuse, leur protectrice dans le vent, prête à affronter les ombres qui menaçaient de les séparer. Le vent, complice de leurs émotions, emporta les dernières traces de la colère de Rose, laissant derrière lui le murmure d'un amour naissant, encore timide, mais déjà résistant.