Chapter 4

L'Infiltration par la Ventilation

Le plan se précise : Luk et Adrian neutraliseront les caméras, tandis que Simon et lui utiliseront la ventilation pour accéder au trésor. L'argent permettra une nouvelle vie à l'étranger.

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Le bruit du train qui défilait sur les rails semblait pour Max une douce berceuse, le berçant dans l'attente de Wurtzbourg. Il serrait son sac contre lui, un vague sentiment d'excitation le parcourant. L'argent qu'il transportait, fruit de mois d'économies patiemment accumulées, représentait un nouveau départ, une promesse de liberté. Mais le destin, ce farceur cruel, avait d'autres plans. La porte du compartiment s'ouvrit brusquement, déchirant le calme. Deux silhouettes sombres s'y glissèrent, leurs visages dissimulés par l'ombre. L'une d'elles brandissait un objet brillant, effrayant. Le cœur de Max se serra, une peur glaciale envahissant ses veines. Il n'eut pas le temps de crier, pas le temps de comprendre. Un cri étouffé, un râle bref, et le monde de Max s'éteignit dans une obscurité profonde, le son du train s'éloignant comme un lointain écho. Son argent, son espoir, tout s'envolait avec ces ombres fugitives.

Au bout du wagon, Klaus et Adrian, le souffle court, leurs corps tremblants d'adrénaline, se faufilaient dans les couloirs. Les images du drame qu'ils venaient d'apercevoir, si proches, si brutales, étaient gravées dans leur esprit. Le visage terrifié de Max, la cruauté froide des agresseurs, le silence assourdissant qui avait suivi… tout cela les hantait. « On doit bouger, Adrian, maintenant ! » murmura Klaus, sa voix rauque trahissant sa panique. Ils ne pouvaient pas rester là, témoins silencieux d'un tel acte. La fuite était la seule option. Et leur fuite les mena droit vers les bras d'une organisation dont les intentions étaient aussi sombres que les ombres qui venaient de faucheur la vie de Max. La mafia. Ils avaient entendu parler de leur plan, d'un braquage audacieux prévu pour ce soir. L'argent volé à Max, c'était le signal, le premier acte d'une pièce qui allait se jouer dans l'ombre.

« Tu es sûr de ça, Dominik ? » demanda Adrian, ses yeux balayant le plan complexe étalé sur la table. Le chef de la mafia, un homme au regard perçant et à la voix d'acier, hocha la tête. « C'est le seul moyen, répondit Dominik. Si on veut avoir une chance, il faut neutraliser toutes les caméras. Et le PC est le meilleur moyen. » Klaus se frotta les mains, une lueur d'excitation mêlée d'appréhension dans le regard. « Mais s'ils ont plus que quelques caméras ? S'il y en a vingt, trente ? » Sven, le chef, un homme massif aux mains calleuses, ricana. « C'est là que ton talent entre en jeu, Dominik. Tu peux les faire taire, n'est-ce pas ? » Dominik, le cerveau informatique de la bande, un jeune homme aux doigts agiles et à l'esprit vif, sourit. « Absolument. J'ai déjà repéré les failles dans leur système. On peut les éteindre une par une, sans laisser de trace. » Adrian intervint, son ton empreint d'une confiance nouvelle. « Et pendant que tu fais ça, Luk et moi, on s'occupe de la voiture. On sera prêts à partir dès que vous aurez l'argent. » Simon, le plus discret du groupe, ajouta : « Et moi, je monterai par la ventilation. C'est le chemin le plus sûr pour atteindre la chambre forte. On peut être dehors avant que quiconque ne s'en rende compte. » L'idée d'une nouvelle vie à l'étranger, loin de tout, loin des ennuis, flottait dans l'air, une promesse alléchante.

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