Chapter 10

La Maison Vide

Les jours qui suivent sont empreints d'une tristesse infinie. La maison, autrefois remplie de rires et de projets, est désormais un lieu de silence et de douleur. Lívia fait ses valises.

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Les jours qui suivirent la confession de Lívia furent une lente agonie, un ballet de silences pesants dans les pièces autrefois vibrantes de notre foyer. Chaque objet semblait porter l'écho de nos rires, de nos murmures complices, des rêves que nous avions tissés ensemble. Le soleil, qui traversait autrefois les fenêtres avec une chaleur réconfortante, semblait désormais projeter des faisceaux de lumière crue sur les débris de notre amour. La maison, notre sanctuaire, était devenue un tombeau silencieux, hanté par le fantôme de ce qui avait été et de ce qui n'allait plus jamais être.

Je me déplaçais comme une somnambule, mes gestes mécaniques, mon esprit noyé dans une brume épaisse de douleur. Les murs de notre petit appartement, si douillets et familiers, me semblaient maintenant étrangers, hostiles. Je revoyais Lívia se promener dans ces couloirs, son sourire radieux, ses mains traçant distraitement les motifs sur les murs que j’avais peints. Maintenant, ces mêmes murs semblaient se refermer sur moi, témoins muets de ma désillusion.

Lívia, elle, semblait flotter dans cet espace devenu si lourd. Ses mouvements étaient empreints d’une tristesse distante, comme si elle était déjà ailleurs, libérée du poids de notre passé commun. Je la voyais rassembler ses affaires, ses gestes précis, presque chirurgicaux. Chaque objet qu’elle mettait dans une boîte était un morceau de notre histoire qu’elle emportait avec elle, me laissant avec le vide.

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