Chapter 2
Le Premier Accouplement
Sous la guidance de Maria, Camille se laisse saillir par l'étalon Éros dans sa stalle, vivant une expérience intense qui la transforme profondément. À la fin, Sophie arrive avec une nouvelle urgente.
La stalle d'Éros était baignée d’une lumière tamisée par la paille et le bois. L’odeur forte du cheval, mêlée à celle du foin frais, emplissait l’air. Camille sentait son cœur battre contre ses côtes, ses doigts encore posés sur l’encolure frémissante de l’étalon.
Maria ferma la porte derrière elles. Son regard était calme, mais ses mains tremblaient légèrement lorsqu’elle défit le premier bouton de la chemise de Camille.
— Laisse-toi aller, murmura-t-elle. Ne pense plus à rien. Éros sait ce qu’il fait.
Camille ferma les yeux. Les doigts de Maria glissèrent sur sa peau, retirant le vêtement avec une lenteur presque cérémoniale. L’air frais de la nuit caressa son dos nu, mais la chaleur de l’étalon la réchauffait déjà. Elle sentait son souffle puissant sur son épaule, ses naseaux frémissants qui humaient son odeur.
— Il te reconnaît, dit Maria en déboutonnant son pantalon. Il sait que tu es prête.
Camille laissa son pantalon tomber à ses chevilles, puis ses bottes. Elle se tenait maintenant nue devant l’étalon, frissonnante, les bras légèrement croisés. Éros tourna la tête, ses yeux noirs la fixant avec une intensité animale. Il s’approcha, son poitrail massif touchant presque le ventre de Camille. Elle sentit la chaleur de son corps, l’odeur âcre de sa transpiration, et un frisson lui parcourut l’échine.
Maria s’agenouilla derrière elle, ses mains guidant les hanches de Camille vers l’avant.
— Penche-toi un peu. Pose tes mains sur la barrière de la stalle.
Camille obéit, ses doigts serrant le bois rugueux. Elle entendit le bruit des sabots d’Éros sur la paille, puis un souffle chaud contre sa nuque. Maria se releva, se plaça à côté d’elle, et lui prit la main.
— Il va monter sur toi. Reste calme. Laisse-le faire.
Camille sentit les antérieurs de l’étalon se poser sur ses épaules, le poids immense mais équilibré. Une peur brève la traversa, mais Maria lui serra la main. Le souffle d’Éros était rapide, ses naseaux dilatés. Il poussa un hennissement bas, vibrant, qui résonna dans la stalle.
Puis il la pénétra.
Camille cria, non de douleur, mais de surprise. La sensation était brutale, chaude, emplie d’une puissance animale. Son corps s’arc-bouta, mais Maria la maintint doucement en place.
— Respire. Accueille-le.
Éros bougea en elle, des coups de boutoir réguliers, rythmés. Chaque mouvement faisait vibrer Camille tout entière. Ses doigts s’enfoncèrent dans le bois, sa respiration devin plus saccadée. Maria lui caressa les cheveux, essuyant une larme qui coulait sur sa joue.
— Tu es magnifique, murmura-t-elle. Tu te donnes à lui. Tu es sienne.
Le temps sembla suspendu. Camille n’entendait plus que le souffle de l’étalon, le bruit de sa propre chair, le battement de son cœur. Une vague de chaleur monta en elle, quelque chose de primaire, d’incontrôlable. Elle gémit, et les muscles de l’étalon se contractèrent. Éros laissa échapper un long hennissement, puis se retira lentement.
Camille resta penchée, tremblante, les jambes molles. Maria l’aida à se redresser, l’enveloppant d’une couverture qui traînait sur une botte de foin.
— Ça va ? demanda-t-elle doucement.
Camille hocha la tête, encore essoufflée. Ses yeux étaient humides, mais un sourire naquit sur ses lèvres.
— Je… je ne sais pas ce qui m’a prise. C’était…
— Intense. Oui, je sais.
Maria l’embrassa sur le front. Éros s’éloigna, se tournant vers le râtelier, comme si rien ne s’était passé. Camille le regarda, un sentiment étrange mêlé de honte et de fierté lui chauffant le ventre.
Soudain, un bruit de pas rapides se fit entendre dans l’allée. La porte de la stalle s’entrouvrit, et la tête de Sophie apparut, le visage rouge, les cheveux en bataille.
— Maria ! Camille ! Vite, venez ! Il y a un problème au box du vieux Sultan. Il a brisé sa barrière et il est dans le couloir, complètement en rut. Personne n’ose l’approcher.
Maria se tourna vers Camille, un éclat dans les yeux. Elle attrapa sa main.
— Tu te sens prête pour une nouvelle aventure ?
Camille regarda l’étalon noir, puis le visage déterminé de Maria. Elle serra la couverture autour d’elle.
— Je suis prête.