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Chapter 2

Le baiser empoisonné

Mya retrouve ses pouvoirs et défie ses ravisseurs avec une nouvelle détermination. Mya libère ses pouvoirs et repousse ses ravisseurs, découvrant une nouvelle force. Mya s'effondre, vidée par l'usage excessif de sa magie, et est capturée. Elle découvre un nouveau lien avec le temple. Mya transmet son poison à Death par un baiser forcé, affaiblissant son ravisseur. Le temple réagit à sa présence.

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La froideur de la pierre contre mes omoplates est un rappel cinglant de ma défaite. Je ferme les paupières, préférant l'obscurité intérieure à la vision de ce temple funeste. Une larme, traîtresse et chaude, s'échappe et trace un sillon solitaire le long de ma joue. Je ne pleure pas de peur, non ; je pleure de rage. Cette impuissance m'est plus insupportable que la douleur des chaînes qu'ils s'apprêtent à passer à mes poignets.

Tenebris s'apprête à dire quelque chose, un sourire cruel aux lèvres, quand une ombre supplémentaire s'étire sur le sol de pierre. Un nouvel homme, aux cheveux noirs comme l'encre et au regard de la même couleur, émerge des ténèbres. Il s'arrête à quelques pas de moi, son regard glissant sur le trajet de ma larme.

« Tu pleures ? » demande-t-il d'une voix traînante, presque suave. Il penche la tête sur le côté, une curiosité perverse animant ses traits. « Si ça peut te consoler, ma belle, je peux faire en sorte que tu ne sois plus vierge avant que tout cela ne se termine. »

Le dégoût est une décharge électrique qui court le long de ma colonne vertébrale, court-circuitant le poison qui engourdit mes membres. C’est cette insulte, cette ultime tentative de me réduire à un objet de gratification, qui brise le verrou imposé par la seringue. Mes mâchoires, serrées à en faire craquer les dents, se desserrent. Je puise dans cette haine viscérale, canalisant la chaleur de mon pendentif qui brûle contre ma poitrine pour dissoudre la torpeur de mon sang.

Mes yeux s'ouvrent. Ils ne sont plus violets. Ils sont deux brasiers d'or pur, fixés sur l'homme aux cheveux noirs.

« Bah, tu peux pas me mettre, lion, alors ça va être compliqué », lancé-je, la voix étrangement claire, tranchante comme une lame dans le silence de la nef.

Le mot « lion » résonne, une insulte directe à sa virilité supposée, un défi lancé à la face de cet homme qui pensait me dominer. Un silence pesant s'installe, seulement troublé par le crépitement des torches bleues.

Je vois Tenebris se figer, les yeux écarquillés par ma soudaine reprise de parole. Il tourne lentement la tête vers Crinis, son complice aux cheveux pastel, qui est en train de se mordre violemment la lèvre pour étouffer un rire irrépressible. Ses épaules tressautent, trahissant son amusement malgré la gravité de la situation.

Arcanis, le rouquin, intervient aussitôt, une main levée pour calmer le jeu. « Death, calme tes ardeurs, veux-tu ? » ordonne-t-il, un éclair de sévérité dans le regard. « Nous avons besoin de sa vitalité intacte, pas de ses caprices. »

L'homme qu'il a appelé Death ricane, un son bas qui résonne contre les voûtes anciennes. Il ne recule pas ; au contraire, il s'approche doucement, ses bottes martelant le sol avec une lenteur calculée. Il s'arrête juste devant moi, envahissant mon espace vital jusqu'à ce que je sente le froid émanant de ses vêtements. Il tend une main, ses doigts effleurant ma mâchoire, forçant mon visage à se relever.

« Une langue bien pendue pour une créature condamnée », murmure-t-il, son souffle caressant ma peau. « J'aime quand elles se débattent. Ça rend la fin... beaucoup plus savoureuse. »

Il se tourne vers ses compagnons, ignorant mes yeux d'or qui menacent de le consumer sur place. « Elle a encore de la vigueur. Le poison n'est qu'un somnifère léger pour une descendante de dragonne. Il faut passer aux choses sérieuses si vous voulez qu'elle reste docile pour le rituel. »

Je sens ma magie s'agiter, cherchant une issue. Si je peux attraper son poignet, juste une seconde, je pourrais décharger toute cette énergie dorée dans son système nerveux. Mais il est trop prudent. Il garde ses distances, observant mes réactions avec une satisfaction carnassière.

« Alors, on attend quoi ? » demandé-je, provoquant une fois de plus, malgré la faiblesse qui revient tenter de m'envahir. « Vous allez continuer à discuter ou vous allez enfin passer à l'acte ? Je commence à m'ennuyer avec vos têtes de vainqueurs. »

Crinis éclate finalement d'un rire nerveux, rompant la tension. Tenebris, lui, semble agacé par mon insolence constante. Il sort des menottes en métal noir, gravées de symboles qui semblent boire la lumière environnante, et fait un signe à Arcanis.

« Qu'on l'enchaîne au centre du cercle. Si elle veut parler, elle pourra toujours le faire en hurlant quand l'énergie commencera à la quitter. »

Ils s'approchent tous les trois, encerclant le socle de pierre. Je sens leurs auras, différentes, toxiques, se mêler dans l'air. Je n'ai plus qu'une chance : utiliser le moment où ils me toucheront pour poser leurs mains sur moi afin de les paralyser, ou essayer de lancer un sort de choc mental qui, s'il échoue, me laissera totalement vulnérable.

Mon cœur bat la chamade, mes ailes, toujours rétractées, frémissent sous mon sweat déchiré. Je dois choisir ma cible. Lequel de ces trois-là est le maillon faible, celui dont l'aura est la moins ancrée dans ce temple ?

  • •* *

Leurs ricanements me font l'effet d'un poison plus corrosif que celui qui coule dans mes veines. Je ne serai pas leur pantin, ni leur offrande sacrificielle. Alors que Crinis s'approche, les chaînes runiques à la main, je laisse mes yeux d'or brûler tout le reste. Je murmure, d'une voix basse et caverneuse, les mots interdits dans la langue oubliée de mes ancêtres.

« Ignis, sanguis, vinculum frange. »

La sensation est immédiate, une décharge électrique qui part de mon cœur pour se propager sous ma peau. Des tatouages dorés, semblables à des veines de lumière liquide, serpentent sur mes bras, mon cou, remontent le long de mes joues. La douleur du poison se transforme en une vapeur âcre qui s'évapore de mes pores. Mes muscles, libérés, se retendent avec une puissance explosive.

Crinis, surpris par la lueur soudaine qui émane de moi, hésite une fraction de seconde. C’est tout ce qu’il me fallait. Je pivote sur le socle et lui décoche un coup de pied dévastateur en plein plexus. Le son de son souffle qui se coupe dans un gargouillis de douleur est la plus douce des musiques. Il valdingue contre un pilier de pierre dans un fracas sinistre.

« Voilà pour ta petite blague, espèce de sous-merde ! » hurlé-je, ma voix résonnant avec une force surnaturelle dans la nef.

Tenebris et Arcanis se ruent sur moi. Je ne réfléchis plus, je suis le chaos incarné. J'esquive la prise de Tenebris par une torsion de mes ailes qui déchirent un peu plus mon sweat, et je lui envoie une gifle chargée d'énergie dorée qui le fait tituber, le visage marqué d'une traînée de brûlure. Arcanis tente de m'immobiliser par derrière, mais je lui plante mon coude dans les côtes avec une sauvagerie qui le fait lâcher prise.

Ils se regroupent, leurs visages déformés par la surprise et une rage froide. Ils dégainent plusieurs seringues, leurs mains tremblant légèrement.

« Elle est en train de brûler sa propre essence ! » crie Arcanis, le visage empourpré de frustration. « Attrapez-la, bordel ! »

Ils m'encerclent, cherchant à me piquer dans des angles morts, mais je ne suis plus la proie. Je suis une tornade dorée. Chaque fois qu'ils s'approchent, je les repousse avec des coups de poing infusés de magie ou des coups de queue qui balaient tout sur leur passage. Je les insulte avec une créativité qui semble les déstabiliser autant que mes assauts physiques. Ils ne sont que des amateurs arrogants face à la fureur d'une dragonne acculée.

La violence du combat s'intensifie. Des étincelles dorées et des éclairs sombres déchirent l'air, faisant trembler les torches bleues. Je me sens invincible, portée par cette magie ancestrale que je n'avais jamais osé appeler à un tel niveau.

D'un battement puissant, je m'arrache au sol. Mes ailes déploient toute leur envergure, balayant les débris de pierre. Je monte en flèche, m'agrippant aux irrégularités du plafond voûté, à dix mètres au-dessus d'eux. Je me suspends à l'envers, les griffes ancrées dans la roche, mon corps brillant d'une lueur aveuglante dans l'obscurité du temple.

Je les contemple de haut, ces trois hommes essoufflés, leurs vêtements déchirés, le sang coulant de quelques plaies. Ils me fixent, impuissants, avec un mélange de terreur et de fascination morbide.

Je penche la tête, un sourire carnassier étirant mes lèvres alors que mes canines brillent dans la pénombre.

« Merci pour l'échauffement, les gars, » dis-je d'un ton mielleux qui cache mal ma soif de sang. « Mais maintenant, on passe aux choses sérieuses. Lequel de vous va mourir en premier ? »

Le silence qui suit est lourd, chargé de la peur qu'ils tentent désespérément de masquer. Death, qui était resté en retrait, dégaine une lame sombre qui semble absorber toute la lumière autour d'elle. Il ne sourit plus. Il m'observe, évaluant mon prochain mouvement.

Je sens une nouvelle pulsion dans mon pendentif. Ce n'est plus seulement une protection ; c'est un appel. Quelque chose, ici, dans ce temple, réagit à mon sang. Quelque chose de plus ancien que ces trois imbéciles, et qui semble attendre mon signal pour s'éveiller.

Je dois décider : lancer une attaque dévastatrice sur Death pour briser leur cohésion, ou tenter de comprendre ce que le pendentif essaie de me dire, quitte à laisser une ouverture à mes assaillants ?

  • •* *

La victoire était à portée de main, une drogue plus puissante que leur venin. Mais alors que je m'apprêtais à fondre sur Death, une déchirure brutale me traverse le torse. Ce n'est pas une blessure physique, c'est ma magie qui se retourne contre moi, brûlée par l'effort intense que je viens de fournir. Un goût métallique inonde ma bouche, chaud, écœurant. Je tousse, et un filet de sang sombre, épais, macule le sol de pierre sous moi.

Ma prise au plafond lâche. Je retombe lourdement, m'effondrant sur les dalles froides dans un bruit sourd. Mon souffle se bloque, mes poumons semblent vouloir se retourner.

« J'avais oublié son problème, » ricane la voix traînante de Tenebris. Son ombre s'allonge sur moi alors qu'il s'approche, le visage marqué par mon coup tout à l'heure, mais les yeux brillants d'une satisfaction retrouvée. « La magie des draconnes est une lame à double tranchant. Trop d'éclat, et le sang bout. »

Je tente de reprendre mon souffle, mais chaque inspiration est une torture. Une larme, cette fois de douleur pure, roule sur ma tempe. Arcanis, le rouquin, contourne le socle, ses yeux scrutant ma détresse avec une froideur clinique.

« Voilà, » dit-il, sa voix résonnant contre les voûtes. « Tu viens de montrer une de tes faiblesses. Le trop-plein d'énergie tue la descendante. »

Death s'approche à son tour, entrant dans mon champ de vision flou. Il accroupit devant moi, son sourire est une abomination, une courbure des lèvres qui ne touche jamais ses yeux noirs. Il tend une main gantée, non pas pour me frapper, mais pour caresser lentement le col de mon sweat déchiré.

« Merci beaucoup pour ta faiblesse, d'ailleurs, » murmure-t-il, un éclat malsain dans le regard. « Je parlais, bien sûr, de retirer ta virginité. Maintenant que tu es incapable de bouger le petit doigt, la perspective est devenue... infiniment plus simple. »

Je serre ma poitrine, mes mains tremblantes s'enfonçant dans le tissu noir. Le pendentif dragon, autrefois brûlant, semble s'éteindre, glacé par le poison qui a repris le dessus. Je tousse encore, violemment, une quinte qui me secoue tout le corps et me fait recracher un mélange de salive et de sang contaminé. Chaque goutte qui frappe le sol emporte une part de ma conscience. La force, cet élan dorée, s'échappe de mes veines comme de l'eau par une fissure dans une jarre.

Mes yeux, qui brillaient d'or pur, s'éteignent. Le violet reprend ses droits, terne, épuisé. Je suis allongée là, incapable de me relever, sentant le poids de la défaite m'écraser plus sûrement que les chaînes qu'ils ont préparées.

« Attachez-la, » ordonne Tenebris. « Plus de jeux. Elle a épuisé son quota de rébellion. »

Je sens les mains d'Arcanis me saisir, rugueuses, pressant mes bras contre le socle de pierre. Le métal froid des menottes runiques se referme sur mes poignets. Le contact est immédiat : elles ne sont pas là que pour me retenir. Elles aspirent ma magie, drainant le peu de chaleur qui me restait. Je sens la pierre sous moi, froide, indifférente.

Je suis à leur merci. Death se relève, ajustant ses gants, son regard prédateur ne quittant pas un instant le moindre sursaut de mes muscles. Mes ailes, repliées contre mon dos, ne sont plus que des poids morts, des tissus meurtris qui me font souffrir à chaque fois que j'essaie de bouger.

« Alors, Mya, » souffle Death en se penchant à mon oreille, son haleine sentant le froid et la poussière des siècles. « On ne dit plus rien ? L'insulte est partie avec le sang ? »

Je ferme les yeux, refusant de lui donner le plaisir de voir ma terreur. Mais au fond de moi, dans ce recoin sombre où ma magie se cache, je sens quelque chose d'autre. Pas une force, pas une explosion, mais un battement. Un battement lent, sourd, qui ne vient pas de mon cœur, mais du sol même du temple. Le pendentif, pressé contre ma clavicule, ne réagit plus à ma volonté, il réagit à ce qui dort en dessous.

Ils pensent m'avoir brisée, mais en me scellant ici, sur ce socle, ils m'ont connectée à la source même de cet endroit. La question n'est plus de savoir comment m'enfuir par la force, mais comment utiliser ce lien que je n'avais jamais perçu jusqu'ici. Dois-je tenter d'invoquer ce qui se cache dans les profondeurs du temple, au risque d'être dévorée par une entité que je ne contrôle pas, ou dois-je me soumettre en apparence à Death pour gagner quelques minutes de répit et attendre qu'ils baissent leur garde ?

  • •* *

Le monde n’est plus qu’une succession de vertiges sombres. Les menottes runiques, serrées à m’en couper la circulation, pulsent d'une lumière noire qui dévore chaque parcelle de ma volonté. Death est là, une ombre menaçante qui se penche sur moi, son sourire si proche que je peux sentir le froid glacial qui émane de sa peau.

Il approche ses lèvres des miennes, une provocation ultime, une main déjà posée sur ma cuisse, ses doigts explorant le tissu de ma jupe avec une lenteur calculée. Je sens sa paume chaude, un contraste insupportable avec le métal qui me maintient prisonnière.

Maintenant.

Dans un dernier sursaut de lucidité, je braque mes ongles acérés contre la peau fine de mon avant-bras. Je creuse, je déchire, ignorant la douleur fulgurante qui remonte jusqu’à mon épaule. Le sang, chargé de ce poison corrompu que mon corps rejette, perle en une goutte épaisse et sombre.

Death ne s'arrête pas. Au contraire, il prend mon visage entre ses mains glacées, ses pouces exerçant une pression sur mes pommettes pour forcer ma tête à basculer en arrière. Ses lèvres s'écrasent contre les miennes. C’est un baiser sans douceur, une appropriation, une marque de possession.

Je sens le goût ferreux de mon propre sang contaminé se mêler au contact de sa bouche. Je sers les dents, les muscles de ma mâchoire saillants sous l'effort de ne pas hurler, de ne pas laisser une seule larme de faiblesse couler le long de mes tempes. Je m'accroche à cette douleur, je la transforme en une barrière mentale. Il pense qu'il me brise, mais il est en train d'ingérer, par pur contact, une infime portion de cette toxicité que je viens de libérer.

Sa main caresse ma cuisse plus haut, ses doigts glissant vers l'ourlet de ma jupe. Chaque mouvement est une insulte à ma dignité de dragonne. Mon pendentif, toujours pressé contre ma poitrine, résonne sourdement contre le socle de pierre. Le battement souterrain du temple s'accélère, en phase avec la rage que je refoule.

Encore un peu, pensé-je, le souffle court, alors que ses lèvres quittent les miennes pour descendre vers le creux de mon cou.

Arcanis et Tenebris observent la scène en retrait, trop absorbés par la soumission de leur proie pour remarquer que le sol sous mes pieds commence à vibrer d'une fréquence différente. Les tatouages dorés qui s'étaient éteints sous l'effet des menottes commencent à frémir de nouveau, non pas par ma magie, mais par une résonance extérieure. Le temple ne veut pas que je sois souillée, il veut que je sois l'hôte de ce qui dort.

Death ricane contre ma peau, une caresse de son souffle qui me donne envie de vomir. Il se redresse légèrement, son regard noir plongeant dans le mien, cherchant le signe de ma reddition totale.

« Tu es bien silencieuse, Mya, » murmure-t-il, sa voix vibrant contre ma gorge. « Est-ce que le plaisir est trop fort pour que tu puisses encore cracher tes insultes ? »

Je fixe ses yeux, mon regard violet oscillant, cherchant une faille dans son arrogance. Je sens le poison circuler dans ses veines maintenant, cette lenteur qui commence à alourdir ses mouvements. Il a commis l'erreur de me toucher. Il a commis l'erreur de penser qu'un corps enchaîné est un corps sans défense.

Je n'ai plus qu'une chance. Si je pousse le poison vers son système par le biais de ce baiser, il finira par tituber. Mais en attendant, il faut que je le garde assez près pour qu'il ne se doute de rien. Je dois choisir : maintenir cette mascarade de soumission pour l'affaiblir davantage, ou tenter de briser le lien avec les menottes en utilisant la résonance du temple, risquant ainsi de provoquer une décharge incontrôlable qui pourrait nous détruire tous les deux.

Les mains de Death se resserrent sur mon visage, ses doigts marquant ma peau. Il se prépare à approfondir son emprise.

« Dis-moi quelque chose, » exige-t-il, son sourire se crispant alors que sa propre main, celle qui caressait ma cuisse, commence à trembler imperceptiblement sous l'effet du poison que je lui ai transmis.

Il commence à sentir l'effet.

Je lève les yeux vers lui, un sourire fragile, presque imperceptible, étirant mes lèvres.

« Tu te trouves bien courageux, Death, » articulé-je, ma voix rauque mais pleine de venin. « Mais tu as oublié une chose : on ne joue pas avec le feu quand on est déjà en enfer. »

La vibration sous mes pieds devient un grondement sourd. Le temple gronde en réponse à mes mots. Les torches bleues vacillent, menaçant de s'éteindre. Je sens que l'entité, celle qui attendait, est sur le point de répondre à mon appel.

Dois-je forcer la connexion avec le temple maintenant, utilisant l'affaiblissement de Death comme une fenêtre d'opportunité pour arracher mes poignets de ces menottes, ou dois-je feindre l'évanouissement pour attirer Tenebris et Arcanis vers moi et les prendre dans le même piège mortel ?

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