Chapter 9
L'Acceptation du Royaume
Leur amour, d'abord vu comme une anomalie, commence à toucher les cœurs. Le peuple et certains membres de la cour voient en eux un symbole d'espoir et de changement.
Le château, autrefois un écrin de pierre froide où résonnaient les échos des protocoles et des devoirs, semblait s'être réchauffé. Une douce lumière émanait désormais des fenêtres d'Arthur, une lueur différente de celle, plus austère, des appartements royaux. Ce n'était pas seulement la flamme de l'amour qui l'illuminait, mais une forme d'acceptation naissante, un murmure qui commençait à se répandre, tel un vent léger après une longue tempête.
Arthur et Élise, désormais moins enclins à se cacher dans les profondeurs des jardins ou les recoins oubliés des galeries, osaient s'aventurer davantage dans la lumière du jour. Leurs mains se frôlaient plus souvent, leurs regards s'attardaient, tissant entre eux une toile de complicité si évidente qu'elle ne pouvait plus être ignorée. Les courtisans, d'abord stupéfaits, puis médisants, commencèrent à observer. Ils voyaient le prince, autrefois si distant, si absorbé par ses pensées mélancoliques, se transformer sous l'influence de cette jeune femme aux yeux pétillants et au rire cristallin.
Ce n'était pas seulement le prince qui changeait, mais l'atmosphère même du palais. Élise, avec sa grâce naturelle et sa façon désarmante de s'intéresser à tout et à tous, avait su, sans le vouloir, gagner les faveurs de certains. Les demoiselles de compagnie, d'abord envahies par la jalousie, découvraient en elle une oreille attentive, une compagne pour leurs conversations légères. Les serviteurs, habitués à la distance polie des nobles, étaient touchés par sa gentillesse spontanée, par les sourires qu'elle leur adressait sans arrière-pensée.
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