Chapter 1
Chapitre 1
Katana naît le 10 octobre 2008 aux États-Unis. Dès son plus jeune âge, il montre un amour profond pour le basket-ball. Il passe des heures à regarder des vidéos de Stephen Curry et Ja Morant, fasciné par leurs tirs à trois points et leur énergie sur le terrain. Le chapitre décrit ses premiers souvenirs de dribble et de panier, et se termine sur son rêve de devenir un joueur de basket.
Katana vit sa première bouffée d’air un matin d’automne aux États-Unis, le 10 octobre 2008. Le monde qu’il découvre est simple, fait de bras aimants, de lumières douces, et de bruits étouffés. Mais très vite, un son particulier capte son attention : le bruit sec d’un ballon qui frappe le sol, rebondit, puis glisse à travers un cerceau. Ce bruit, il ne le comprend pas encore. Il le reconnaîtra plus tard comme la musique de sa vie.
Katana grandit entouré de gens qui l’aiment. Sa maison, petite mais chaleureuse, sent bon le pain grillé et la lessive fraîche. Dans le salon, un téléviseur reste allumé souvent. Et sur l’écran, des hommes grands et rapides courent sur un parquet luisant. Ils lancent un ballon orange dans un panier, encore et encore. Katana, assis par terre, les yeux écarquillés, ne peut pas détourner le regard. Il a peut-être deux ans, trois ans, ou quatre. L’âge exact importe peu. Ce qui compte, c’est l’étincelle qui s’allume dans son regard.
Sa mère remarque vite cette fixation. Elle lui achète un petit ballon, trop gros pour ses mains d’enfant, mais parfait pour ses rêves. Katana le serre contre lui le soir, comme un trésor. Il essaie de le faire rebondir, mais ses doigts tremblent. Le ballon lui échappe, roule sous le canapé. Il rampe, le récupère, recommence. Il apprend. Chaque jour, le geste devient plus sûr.
Les années passent. Katana grandit, mais son amour pour le basket reste intact. Il regarde tous les matchs qu’il peut. Les commentateurs parlent de Stephen Curry, ce joueur qui lance le ballon de si loin, avec une précision presque magique. « Il est dingue, tes trois points », pense Katana, sans encore bien comprendre les mots. Mais il voit : Curry tire, le ballon monte, tourne, et tombe dans le filet sans toucher le bord. Un bruit sourd, parfait. Le cœur de Katana bondit.
Puis il découvre Ja Morant. Un autre joueur, jeune, audacieux. Il saute par-dessus les défenseurs, se tord dans les airs, et marque. Il a une énergie qui fait vibrer les gradins. Katana veut être comme lui. Il veut courir sur le même parquet, sentir la sueur couler sur son front, entendre la foule crier son nom.
À l’école, il parle basket avec ses camarades. Certains aiment le football, d’autres le baseball. Mais pour Katana, il n’y a que le basket. Il dessine des paniers sur son cahier, il mime les gestes de Curry pendant la récréation. Les autres enfants le regardent, parfois ils rient. Mais Katana s’en fiche. Il a un rêve, et ce rêve est clair.
Le week-end, son père l’emmène parfois dans un parc. Il y a un panier un peu tordu, mais qui tient debout. Katana lance le ballon. Il manque presque toujours, mais il insiste. Il essaie encore. Il se souvient des vidéos : le coude aligné, les genoux fléchis, le poignet qui claque. Il répète. Un jour, le ballon passe à travers le filet. Katana reste immobile, surpris. Puis un grand sourire étire son visage. Il a marqué son premier panier.
Ce moment, il le garde précieusement. Il sait maintenant que le basket n’est pas juste un jeu. C’est un langage, une passion, une promesse. Il promet de continuer.
Les années défilent. Katana grandit, ses jambes s’allongent, ses mains deviennent plus fortes. Il regarde les matchs avec plus d’attention. Il étudie les mouvements de Curry, sa façon de se déplacer sans ballon, son tir si rapide. Il imite Morant, ses dribbles changeant de rythme, ses passes no-look. Il ne voit pas la difficulté, il voit juste une beauté.
Son père lui construit un petit panier dans le jardin. Il n’est pas réglementaire, mais pour Katana, c’est le meilleur terrain du monde. Il y passe ses après-midis à tirer, à dribbler, à rêver. Il invente des matchs imaginaires. Il est toujours le héros, celui qui marque le panier de la victoire.
Parfois, sa mère l’appelle pour le dîner. Katana ne répond pas tout de suite. Il veut finir un dernier tir. Un de plus. Toujours un de plus. Il rentre enfin, les mains sales, les cheveux en bataille, le sourire aux lèvres. Sa mère secoue la tête, mais elle est fière.
À mesure qu’il grandit, Katana comprend que le basket demande du travail. Les joueurs qu’il admire n’ont pas juste du talent. Ils s’entraînent tous les jours, ils tombent, ils se relèvent. Il veut apprendre cette discipline. Il commence à faire des exercices : dribbles entre les cônes, tirs en mouvement, sauts pour attraper le rebond. Il n’a pas de coach, mais il a internet. Il regarde des tutoriels, il essaie de copier.
Parfois, il échoue. Il rate des tirs faciles, il perd le ballon, il se fatigue vite. Il s’assoit dans l’herbe, le souffle court, et il regarde le ciel. Il pense à Ja Morant, à son dunk si puissant. Il pense à Stephen Curry, à son tir si pur. Il se dit qu’un jour, il sera là. Il se relève, essuie la sueur de son front, et continue.
La passion de Katana est un feu qui ne s’éteint pas. Elle brûle dans sa poitrine quand il voit un match, quand il tient un ballon, quand il entend le bruit du filet. Cette passion le porte, le pousse à être meilleur chaque jour.
Et voilà qu’un soir, alors qu’il regarde les highlights de Curry sur son téléphone, il fait une promesse silencieuse. Il va tout donner. Il va s’entraîner sans relâche. Il va apprendre à tirer de loin, à dribbler vite, à jouer en équipe. Il veut que son nom, un jour, soit prononcé avec respect dans les gymnases. Il veut que les enfants, comme lui aujourd’hui, le regardent et rêvent.
Cette promesse, il la garde enfouie. Mais elle est là, solide comme un roc. Katana sait que le chemin sera long, difficile. Mais il n’a pas peur. Il a le basket dans le sang, le rythme dans le cœur, et l’espoir dans les veines.
Il éteint son téléphone, regarde par la fenêtre. La nuit est calme, étoilée. Demain, il se lèvera tôt. Il ira dans le jardin. Il prendra son ballon. Et il tirera, encore et encore, jusqu’à ce que ses bras soient lourds. Parce que c’est ça, sa vie. C’est ça, sa passion. Le basket.
Et dans le silence du soir, il entend presque le bruit du public, les acclamations, la musique d’un match décisif. Il sourit. Il sait que ce n’est qu’un début. L’histoire ne fait que commencer. Le premier panier est marqué, mais le match, lui, est loin d’être fini.