Chapter 2
La Colère et le Passage
Rose termine la lecture, horrifiée par l'injustice et la fin tragique de l'héroïne. Sa colère monte : "Si j'étais elle, je me vengerais." Soudain, un phénomène magique la propulse à l'intérieur du roman, prenant la place de l'héroïne.
La dernière page du roman s'était refermée avec un bruit sec, comme un coup de poing dans le silence de la chambre. Rose, le souffle court, le cœur battant la chamade contre ses côtes, fixait la couverture usée d'une main tremblante. Les mots du récit, autrefois une promesse d'évasion, résonnaient désormais en elle comme une clameur de colère. Comment était-ce possible ? Cette histoire, si semblable à sa propre vie, se terminait dans un abîme de cruauté et d'injustice. La pauvre héroïne, au même âge qu'elle, avait vu sa vie brisée, son héritage volé, et finalement, son existence éteinte par la main avide de sa tante et l'envie maladive de sa cousine, Jeanne.
« Non… » murmura Rose, sa voix rauque de détresse. « Ce n'est pas juste. »
Elle se revoyait dans les descriptions du roman : cette jeune Rose, douce et persécutée, luttant contre un flot incessant de malveillance. Elle imaginait la douleur, la peur, la résignation qui devaient ronger l'âme de cette autre Rose. Mais l'épilogue, le triomphe ignoble de ses bourreaux, la fureur de Jeanne épousant le Prince Richard, tout cela était insupportable. Un prince qui ne voyait pas la noirceur derrière le sourire de sa nouvelle épouse, un prince aveugle à la trahison flagrante.
« Si j'étais elle… » La pensée jaillit, vive et brûlante, comme une étincelle dans la nuit. « Si j'étais à sa place, je ne laisserais pas faire. Je me vengerais. Je leur ferais payer, un par un, tout ce qu'ils ont volé. Je reprendrais tout. »
La colère montait en elle, une marée noire submergeant la tristesse. Elle serra les poings, les ongles s'enfonçant dans ses paumes. L'injustice était trop criante, le destin de cette pauvre Rose trop cruellement scellé. Pourquoi le mal devait-il triompher ? Pourquoi les faibles devaient-ils être écrasés par les forts ?
« Pourquoi ? » s'écria-t-elle, sa voix s'élevant dans la quiétude de la chambre. « Pourquoi le mal gagne-t-il à la fin ? Et ce prince… il n'a aucun goût, aucune perspicacité ! Il ne voit même pas qu'il a été trompé. Si seulement je pouvais faire quelque chose… Je refuse d'accepter que la malveillance gagne à la fin de cette histoire ! »
À l'instant où ces mots franchirent ses lèvres, un étrange frisson parcourut la pièce. L'air se mit à vibrer, les objets sur la table de chevet semblèrent trembler. Une lumière douce, d'un blanc irisé, enveloppa Rose. Elle sentit une force invisible l'attirer, la tirer vers le livre ouvert sur ses genoux. Ce n'était pas une force brutale, mais une aspiration irrésistible, comme si le roman lui-même l'appelait. Elle tenta de résister, de s'agripper à son fauteuil, mais ses mains glissèrent, impuissantes. La lumière s'intensifia, la submergeant, et une sensation vertigineuse la saisit. Le monde autour d'elle se déforma, les couleurs se brouillèrent, puis tout devint noir.
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle n'était plus dans sa chambre. Le fauteuil avait disparu, remplacé par une chaise en bois rustique. La lumière douce avait laissé place à une clarté plus âpre, filtrant à travers des rideaux épais et sombres. Elle était assise à une table, dans une pièce qui ressemblait étrangement à celle décrite dans le roman. Une odeur de poussière et de cire flottait dans l'air. Elle porta une main à sa tête, sentant ses cheveux courts, habitués à son propre style, mais se rendant compte à l'instant qu'ils étaient plus longs, plus soyeux. Elle baissa le regard sur ses mains, plus fines, plus délicates qu'à l'accoutumée. Son corps… il était différent. Plus léger, plus gracile.
Une voix rauque et menaçante brisa le silence. « Alors, la petite chose a décidé de se montrer enfin ? Tu n'as pas honte de rester assise là comme une idiote pendant que je me démène ? »
Rose sursauta. La voix venait d'une femme imposante, vêtue d'une robe sombre et sévère, qui se tenait debout devant elle, les mains sur les hanches. Son visage était dur, marqué par des rides profondes autour d'une bouche pincée. À ses côtés, une jeune femme aux traits fins mais au regard acéré la dévisageait avec une moue de dédain. C'était… c'était la tante et Jeanne.
Le choc la frappa de plein fouet. Elle n'avait pas simplement lu le roman. Elle était dedans. Elle était Rose, l'héroïne du livre. La colère qui l'avait animée quelques instants auparavant s'était muée en une détermination glaciale. Elle avait refusé que le mal triomphe. Et maintenant, elle allait prouver que sa décision n'était pas vaine.
« Je… je suis désolée, tante », dit Rose, essayant de garder sa voix stable, de ne pas trahir l'incrédulité et la panique qui commençaient à poindre. Elle se rappelait les descriptions du roman : la Rose originale était faible, effrayée. Elle devait jouer ce rôle, pour l'instant.
La tante ricana. « Désolée ? Tu devrais l'être. Tu es une bonne à rien, une poids mort. Ta mère t'a laissé cette maison, et tu la gaspilles à traîner dans ton coin. Mais ça va changer. Dès aujourd'hui. » Elle pointa un doigt accusateur vers Rose. « Cette maison, c'est moi qui vais la gérer. Et toi, tu feras ce que je te dirai. »
Rose sentit une nouvelle vague de colère monter. La maison. La mère de Rose l'avait construite de ses propres mains. Et maintenant, cette femme voulait s'en emparer. « Mais… la maison est à moi », dit Rose, sa voix un peu plus ferme cette fois. « Maman me l'a laissée. »
Jeanne éclata de rire, un rire aigu et désagréable. « À toi ? Tu rêves, pauvre idiote ! Tu n'es qu'une enfant. C'est ma mère qui s'occupera de tout. Et de toi. » Elle s'avança vers Rose, son visage se rapprochant dangereusement. « Tu ferais mieux de te tenir tranquille, sinon… »
Avant que Jeanne ne puisse terminer sa phrase, Rose sentit son corps réagir instinctivement. Elle se leva d'un bond, sa chaise raclant le sol. La surprise sur les visages de la tante et de Jeanne fut palpable. Avant, Rose était un spectre, une ombre tremblante. Mais là, dans ses yeux, il y avait une lueur nouvelle, une détermination qui les déconcerta.
Sans hésiter, Rose avança vers la tante. Elle ne réfléchit pas, elle agit. D'un mouvement rapide et précis, elle posa son pied sur le pied de la femme, le pressant fermement. La tante poussa un cri de douleur et d'indignation. Profitant de ce court instant de confusion, Rose se tourna vers Jeanne, qui était sur le point de se jeter sur elle. D'une main vive, elle lui asséna une gifle retentissante. Le bruit résonna dans la pièce, suivi d'un silence stupéfait.
Les deux femmes restèrent figées, bouche bée. Le regard de Rose n'était plus celui d'une victime apeurée. Il était dur, implacable, et portait la promesse d'une vengeance imminente. Elles pouvaient voir dans ses yeux qu'elle avait complètement changé.
« Ne me parlez plus jamais comme ça », dit Rose, sa voix calme mais chargée d'une autorité nouvelle. « Et ne me menacez pas. »
Elle se retourna et sortit de la pièce, laissant la tante et Jeanne sous le choc, figées par cette métamorphose inattendue.
Le reste de la journée fut une succession de ruses et de manœuvres. Rose savait que le danger n'était pas écarté. La tante, bien qu'humiliée, ne renoncerait pas si facilement. Et elle avait raison. En rentrant à la maison plus tard, alors que le soleil commençait à décliner, Rose sentit un malaise grandir en elle. Elle avait entendu des bruits suspects venant de la cuisine. Un murmure, un mouvement furtif.
Elle pénétra dans la pièce avec précaution. Sa tante était là, se tenant près de la table où deux bols étaient posés. L'un d'eux contenait une sorte de bouillie rougeâtre. Rose sentit son sang se glacer. Elle se rappela les passages du roman décrivant les tentatives de la tante pour empoisonner l'héroïne.
« Qu'est-ce que vous faites, tante ? » demanda Rose, sa voix trahissant une légère inquiétude.
La tante sursauta, se retournant vivement. Elle tenta de cacher les bols derrière son dos, mais Rose avait déjà vu. « Rien, ma petite. Juste… je te préparais une petite collation. Tu as l'air si fatiguée. »
Rose jeta un coup d'œil aux bols. Elle savait que l'un d'eux contenait un poison mortel. Comment faire ? Elle ne pouvait pas laisser sa tante réussir. Une idée lui vint. Elle se rappela quelque chose d'une ancienne technologie de son monde : un miroir. Dans le roman, il n'y avait pas de technologie moderne, mais elle avait toujours une figurine en forme de miroir magique dans sa poche, un objet qu'elle avait gardé par superstition. Elle la sortit discrètement.
« Oh, merci tante », dit Rose, s'approchant de la table. « Mais je préfère celui-ci. Il a l'air plus appétissant. » D'un geste rapide, elle échangea les bols, prenant celui qui, elle le savait, était sans danger. Elle le tendit à sa tante. « Tenez, buvez le vôtre d'abord. Vous m'avez préparé cela avec tant de soin. »
La tante, méfiante mais flattée par cette apparente obéissance, prit le bol que Rose lui tendait. Elle le porta à ses lèvres et commença à boire. Rose la regardait, le cœur serré, mais résolue. Elle avait déjà vu la tante essayer de la tuer. Elle ne pouvait pas laisser la justice être bafouée une seconde fois.
Au bout de quelques gorgées, la tante laissa échapper un râle. Ses yeux s'écarquillèrent, puis se voilèrent. Elle s'affaissa sur la chaise, le bol tombant de ses mains et se répandant sur le sol.
Jeanne, qui était restée à l'écart, horrifiée par la scène, poussa un cri. « Mère ! » Elle se précipita vers elle, mais il était trop tard. La tante gisait, immobile, le poison ayant fait son œuvre fatale. Elle avait trop attendu, et le karma avait frappé.
Jeanne se tourna vers Rose, son visage déformé par la rage. « C'est toi ! C'est toi qui as empoisonné ma mère ! » Elle frappa la table de colère, faisant trembler les assiettes. « Je te jure que je te le ferai payer ! »
Rose la regarda, le regard implacable. « Je n'ai rien à voir avec la mort de ta mère. C'est elle qui a voulu m'empoisonner. Elle a pris le mauvais bol par erreur. Mais je lui souhaite bonne chance au royaume des enfers. Qu'elle y souffre le martyre et paie pour ses méfaits tordus. C'est le karma, Jeanne. »
Jeanne recula, la peur mêlée à la haine dans ses yeux. Elle murmura : « Rose Dubois… je te le ferai payer. Je vengerai ma mère. »
Elle se détourna et s'enfuit, laissant Rose seule avec le corps de sa tante. Rose se rendit dans sa chambre, le cœur lourd mais la conscience tranquille. Elle prit la petite figurine qu'elle gardait toujours sur elle, une sorte d'arbre généalogique sculpté dans le bois. Elle la caressa du bout des doigts.
« Je viens à peine d'arriver dans ce monde », murmura-t-elle, « et la propriétaire d'origine se faisait maltraiter. À partir de maintenant, je vais changer cela. Premièrement, ma chère tante, tu m'as fait du mal. Maintenant, tu en paieras. Deuxièmement, ma chère cousine, c'est ton tour. »
Le lendemain matin, Jeanne prépara ses affaires à la hâte. Elle lançait des regards furieux à Rose. « Ce n'est pas fini », cracha-t-elle. « Je ne veux plus passer une minute de plus dans cette maison, mais je te le ferai payer. » Puis elle s'en alla, disparaissant dans la brume matinale.
Rose savait que le départ de Jeanne n'était qu'un répit. Elle avait lu la suite du roman. Jeanne avait encore des choses bien pires à faire. Rose avait un plan. Grâce à sa connaissance du monde moderne et du roman, elle savait que Jeanne avait des dettes de jeu considérables. Ce soir-là, elle se rendit dans le club clandestin où Jeanne avait l'habitude de jouer. Elle y trouva le patron, un homme trapu au visage dur, qui cherchait Jeanne partout.
« Je sais où elle est », dit Rose au patron, d'une voix assurée. « Mais j'ai un marché à vous proposer. Nous avons un ennemi commun. Sa mère et elle ont tué mes parents. Je veux rendre justice. Je n'ai pas de preuves. Mais vous, vous étiez là au moment du meurtre, caché. Je veux que vous me donniez des preuves, ainsi que d'autres preuves de ses dettes. Je veux la ruiner totalement. »
Le patron la regarda, l'intérêt dans ses yeux. « Et qu'est-ce que j'y gagne ? »
« Je vous la donnerai en mariage », dit Rose.
Le patron fronça les sourcils. « L'épouser ? Mais elle s'est servie de moi ! Et tu veux me la donner ? »
« Si elle refuse, je ne vous impliquerai pas là-dedans », répondit Rose. « Au moins, j'aurai essayé de lui parler. »
« D'accord », concéda le patron. « Mais ce que je ferai d'elle ensuite ne te regarde pas. »
Rose hocha la tête, satisfaite. Sur le chemin du retour, elle croisa un homme blessé, gisant au bord du chemin. Elle s'arrêta, le reconnaissant avec stupeur. C'était le Prince Richard. Elle se rappela la scène du roman : le Prince Richard avait été pourchassé par son oncle meurtrier. Jeanne, au courant que c'était l'héroïne qui l'avait sauvé, s'était fait passer pour Rose et avait pris tout le mérite, menant ainsi à son mariage avec le prince.
« Pas cette fois », murmura Rose. Elle s'approcha du prince, lui donna sa pochette pour qu'il puisse essuyer ses blessures, puis s'éloigna rapidement. Elle ne pouvait pas se révéler maintenant. Il fallait attendre le moment opportun.
Cinq ans plus tard. Le roi annonça que le Prince Richard était en âge de se marier. Une grande réception fut organisée, invitant tous les nobles, fées et paysans du royaume. Le prince choisirait son épouse parmi les convives. Rose se dit que le moment était venu.
« C'est maintenant la fin de l'histoire », pensa-t-elle. « Là où le prince se marie avec la bonne personne. » Elle attendait ce moment pour montrer à tous le vrai visage de Jeanne. Elle savait qu'au château, Jeanne se faisait passer pour elle. Mais ce grand bal était l'occasion parfaite pour la démasquer. « Chère héroïne du roman », se dit-elle, « tu pourras maintenant accomplir ta vengeance. Puisque je suis dans ton corps, je vais te rendre justice. Maintenant, Jeanne, à nous deux. »
Rose se rendit au bal, magnifiquement vêtue, portant un masque pour ne pas être reconnue immédiatement. Au moment où le prince allait annoncer sa fiancée, Rose s'avança sur la scène.
« Votre Altesse, veuillez m'excuser », dit-elle, sa voix résonnant dans le silence soudain de la salle. « Avant que vous n'annonciez votre fiancée, il y a quelque chose que vous devez savoir. Je suis venue ici pour vous prévenir, car j'ai peur que certaines personnes vous manipulent. »
Le Prince Richard, surpris, la regarda d'un air interrogateur. « Pourquoi, vous, une simple campagnarde, osez-vous monter sur ma scène ? Garde ! Arrêtez-la ! »
Quatre soldats s'avancèrent vers Rose. Mais avant qu'ils ne puissent l'atteindre, Rose utilisa sa maîtrise des arts martiaux, une compétence qu'elle avait acquise dans son monde, pour les repousser tous. La foule fut stupéfaite. Comment une simple paysanne pouvait-elle être si forte, si habile ?
Jeanne, sentant que Rose allait révéler la vérité, s'avança et calomnia Rose devant tout le monde. « Elle est jalouse ! » cria-t-elle. « Elle est jalouse parce que je vais épouser le Prince ! » La foule commença à murmurer, beaucoup prenant le parti de Jeanne, aveugles à la vérité.
Rose, imperturbable, sortit des papiers de sa robe : les preuves des dettes de jeu de Jeanne, et un document détaillant la tentative d'empoisonnement de sa mère. Elle s'approcha du Prince Richard.
« Maintenant que vous allez mieux », dit-elle, « pourriez-vous me rendre ma pochette que je vous ai donnée pour essuyer vos blessures à l'époque ? »
Le Prince Richard la regarda, éberlué. « Comment savez-vous pour la pochette ? Je ne l'ai dit à personne. »
« Parce que c'est moi qui vous ai sauvé », répondit Rose. « C'était dans la forêt. Vous étiez pourchassé par des hommes armés. Moi, qui passais par là pour rentrer chez moi, je vous ai trouvé blessé sur un tronc d'arbre. Pour éviter que quelqu'un ne vole mon mérite, je vous ai donné cette pochette pour que vous ne m'oubliiez pas. »
Le Prince Richard fut horrifié. Jeanne lui avait menti depuis le début. Au fond de son cœur, il avait toujours senti que quelque chose n'allait pas. Il n'avait jamais ressenti la moindre étincelle pour Jeanne. Mais lorsqu'il posa le regard sur Rose, il ne put détourner les yeux. Son cœur se mit à battre la chamade, comme s'il avait trouvé son âme sœur.
Il se tourna vers la foule, sa voix ferme et claire. « Il y a cinq ans, j'ai été blessé, et cette femme, Rose, m'a sauvé la vie. Mais toutes ces années, cette Jeanne s'est fait passer pour elle. Aujourd'hui, j'ai enfin trouvé celle que je cherchais. J'annonce que Rose Dubois sera mon épouse légitime, ainsi que ma reine. Quant à cette usurpatrice, elle sera jetée dans les cachots. Demain, elle sera exécutée sur le champ pour avoir trompé la cour royale ! Gardes ! Enchaînez-la ! »
Jeanne fut emmenée, hurlant sa rage et ses menaces. Le Prince Richard s'approcha de Rose, la main tendue, ses yeux remplis de sincérité. « Je vous prie de m'excuser », dit-il. « Vous avez souffert. À partir de maintenant, je prendrai mes responsabilités. » Il sortit une bague de mariage.
Rose fut ravie. Il était sincère. Elle accepta la bague, et ils échangèrent un baiser d'amour devant tout le royaume. La foule éclata en acclamations.
Soudain, comme par magie, Rose sentit une force l'attirer à nouveau. La scène du bal s'estompa. Elle était de retour dans sa chambre, assise dans le fauteuil, le roman ouvert sur ses genoux. Tout semblait avoir été un rêve. Mais en ouvrant le livre, elle vit que l'histoire avait changé. L'héroïne vivait maintenant heureuse avec le Prince Richard, et les méchants avaient été punis.
Rose était soulagée. Son souhait s'était réalisé. Pendant son sommeil, l'héroïne originale lui apparut dans un rêve, la remerciant, avant de disparaître. Au lever du soleil, Rose partit à l'université, le cœur léger et joyeux. Elle avait retenu une chose essentielle : le bien triomphe toujours.