Chapter 2

Les Pièges du Destin

Les sœurs découvrent qu'elles sont des personnages secondaires destinés à périr. Pour survivre, elles doivent déjouer les plans machiavéliques des protagonistes masculins, dont les intentions meurtrières sont claires. La tension monte.

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Le choc de l'atterrissage, bien que doux, laissa une onde de désorientation dans leur chair. Aiko se redressa la première, ses muscles tendus, son regard balayant les environs avec l'instinct d'une prédatrice. Des murs lambrissée, des meubles somptueux, une lumière tamisée filtrant à travers de lourds rideaux de velours. Ce n'était pas le béton froid d'un entrepôt abandonné, ni la pénombre d'une ruelle mal fréquentable. C'était le décor d'un palais, d'une demeure d'opulence. Mia, un instant plus tard, émergea de sa torpeur, un froncement de sourcils trahissant son inquiétude.

« Où sommes-nous, mia? » Sa voix, d'ordinaire assurée, portait une note d'appréhension.

Mia ne répondit pas immédiatement. Ses yeux s'étaient fixés sur un détail, quelque chose qui résonnait étrangement dans le recoin de sa mémoire. Un tableau, représentant une scène de chasse dans une forêt luxuriante. Elle avait l'impression de l'avoir vu, mille fois, dans une autre vie. Une vie révolue.

« Je ne sais pas, zoé ,» finit-elle par murmurer, sa propre voix un écho lointain à ses oreilles. « Mais ce n'est pas notre monde. »

Leurs pensées, synchronisées par des années de complicité et de danger partagé, convergèrent vers la même conclusion terrifiante : elles avaient été transportées. Pas seulement d'un endroit à un autre, mais d'une réalité à une autre. Le souvenir diffus et fragmenté de leurs derniers instants, un flash aveuglant, une douleur fulgurante, revint hanter leurs esprits. La mort. Elles avaient été confrontées à la mort, et maintenant… elles étaient ici.

C'est alors qu'elles entendirent des voix, des murmures feutrés venant de l'extérieur de la pièce. Des voix masculines, empreintes d'une arrogance calculée. Elles se figèrent, le silence devenant leur arme. zoé fit signe mia de se taire, son corps se préparant à l'action.

La porte s'ouvrit en grinçant, révélant deux silhouettes. L'une, grande et élancée, portait des vêtements d'une élégance irréprochable, son visage marqué par une beauté froide et distante. L'autre, plus trapu, arborait un sourire narquois, ses yeux pétillant d'une malice audacieuse.

« Regarde, Kenji, » dit le plus grand, sa voix un velours râpeux. « Les deux beautés se sont réveillées. »

« Elles sont encore plus jolies que dans mes fantasmes, Hiroshi, » répliqua l'autre, son regard glissant sur elles avec une insistance troublante.

Zoé et mia échangèrent un regard. Ces visages, ces voix… quelque chose leur était familier. Une sensation de déjà-vu, plus forte encore que pour le tableau. Elles avaient lu cette histoire. Elles l'avaient vue se dérouler, dans les pages d'un roman, juste avant que la vie ne leur échappe. Un roman qu'elles avaient dévoré, le cœur battant, jusqu'à la dernière page. Un roman qui se terminait par leur propre mort.

« Ce… ce n'est pas possible, » balbutia mia sa main cherchant instinctivement celle de sa sœur.

Zoé serra les doigts de sa sœur, son esprit luttant pour assimiler l'absurdité de la situation. Elles étaient les personnages secondaires. Les faire-valoir. Destinées à périr dans l'ombre des héros.

« Les protagonistes, » murmura zoé, la compréhension glaçant son sang. « Ce sont eux. Et nous… nous sommes les pièces sacrifiables. »

Kenji, visiblement amusé par leur réaction, s'avança. « Vous avez bien compris, mes chéries. Vous êtes le sel de notre histoire. Les obstacles à surmonter, les beautés à conquérir, ou à éliminer. » Son sourire s'élargit, révélant une cruauté latente.

Hiroshi, le plus grand, s'approcha de zoé, son regard intense. « Tu es la guerrière, n'est-ce pas ? Celle qui se bat avec férocité, mais qui finit toujours par tomber. » Il effleura une mèche de ses cheveux avec un doigt ganté. « Un destin tragique t'attend. »

Aiko repoussa sa main avec force. « Laissez-nous tranquilles. »

Kenji éclata de rire. « Ah, la fierté ! J'adore ça. Mais la fierté ne vous sauvera pas. Surtout pas quand vous savez que votre rôle est terminé, que votre dernière scène a été jouée. »

Leurs cœurs battaient à l'unisson, une symphonie de terreur et de rage. Elles étaient des assassins, des expertes dans l'art de la survie, habituées à dicter leur propre fin. Être reléguées au rang de figurantes, de victimes prédestinées, était une insulte intolérable.

« Nous

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