Chapter 6
Nouveau Départ Scolaire
Après le décès de Gontran, la narratrice change d'école pour terminer ses études secondaires au Collège Lucien Hibbert, soutenue par sa tante Monique.
La douleur de la perte de Gontran s'était installée en moi comme une longue et froide nuit d'hiver. Chaque souffle était un rappel de son absence, chaque pensée une plongée dans le vide qu'il avait laissé. L'école, autrefois un refuge, était devenue une scène de tourments, mes notes s'effritant sous le poids de ma tristesse. Les mots de mes professeurs se perdaient dans le murmure incessant de mon chagrin. Ma mère, voyant mon incapacité à me concentrer, et ma tante Monique, avec cette douceur qui lui était propre, prirent une décision. Il était temps de changer d'air, de trouver un nouveau souffle pour mes études. Ainsi, je quittai les murs familiers de Catherine Flon pour embrasser le destin du Collège Lucien Hibbert.
Ce nouveau chapitre s'est ouvert dans une atmosphère empreinte de la sagesse de ma tante Monique. Elle avait toujours été ce pilier inébranlable, cette seconde mère dont la présence apaisait mes tourments. "Ma chérie," me dit-elle un matin, sa voix douce mais ferme, "la vie nous réserve parfois des détours inattendus. Mais chaque détour est une occasion d'apprendre, de grandir. Lucien Hibbert sera une nouvelle page pour toi, une chance de te reconstruire." Ses mots étaient comme une caresse sur mon âme meurtrie. Elle s'était arrangée pour mon inscription, payant les frais de scolarité avec cette générosité qui la caractérisait. "Ne t'inquiète pas pour l'argent, ma chérie," avait-elle insisté, son regard pétillant de détermination. "Ton avenir est plus précieux que tout."
Au Collège Lucien Hibbert, les bancs étaient les mêmes, les cahiers aussi, mais l'air semblait différent. C'était un air d'espoir, de renouveau. Je me retrouvai à refaire la Seconde, puis la Rhéto, et enfin la Philo. Chaque classe était une bataille, non pas contre les le