Chapter 1

Le Premier Souffle de Vie

Karim s'éveille à la lumière du soleil. Sa mère lui explique qu'Allah est le Créateur de toute vie, rappelant Sa souveraineté absolue sur le monde et au-delà. L'enfant apprend à dire "SubhanAllah" pour glorifier Allah.

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La douce torpeur du sommeil se dissipa, laissant place à une conscience naissante, comme une petite étincelle s’allumant dans le noir. Karim ouvrit les yeux, et aussitôt, un rayon de soleil, tel un doigt d’or, vint caresser sa paupière. Il cligna des yeux, un peu ébloui, et le monde se révéla en teintes douces et floues. La chambre était baignée d’une lumière tendre, filtrée par les rideaux légers. Un profond silence régnait, seulement troublé par le doux murmure de la respiration de sa mère, tout près.

« Maman, » murmura Karim, sa voix encore pâteuse de sommeil. Il tourna la tête vers elle, dont le visage endormi était illuminé par ce même rayon mystérieux. « Maman, qui a allumé le soleil ? »

Sa mère remua, une main venant se poser sur son front, comme pour mesurer la température de sa curiosité. Ses yeux s’ouvrirent lentement, rencontrant ceux de son fils. Un sourire tendre, empli d’une sagesse ancienne, éclaira son visage. Elle ne répondit pas tout de suite. Elle prit la petite main de Karim, si menue et fragile, et la posa délicatement sur son propre cœur.

« Sens-tu cela, mon trésor ? » demanda-t-elle d’une voix douce comme une caresse. « C’est le battement de mon cœur. Il bat parce qu’Allah le veut bien. Sans Sa permission, il s’arrêterait, et je ne pourrais plus te parler, ni te serrer dans mes bras. »

Karim sentit le rythme régulier sous sa paume, un tambourinement discret mais puissant. Il regarda ensuite la main de sa mère, puis la sienne, si différente, si petite.

« Le soleil, mon amour, » reprit sa mère, ses yeux se levant doucement vers le ciel, comme si elle parlait à Quelqu’un d’invisible, « le soleil s’est allumé de la même manière. C’est Allah, le Tout-Puissant, qui a dit : ‘Sois !’ et il fut. Sa parole est comme une graine qui fait pousser un arbre immense, ou comme une brise qui allume une étoile. Sans Sa volonté, ni le soleil, ni nous, ni même le plus petit brin d’herbe ne pourrions nous réveiller. Allah est le Créateur de toute vie, Il est Celui qui donne le souffle, le mouvement, la lumière. »

Elle baissa les yeux vers Karim, son regard empreint d’une profonde adoration. « Dis ‘SubhanAllah’, mon cœur. C’est une façon de dire que Lui seul est parfait, Lui seul fait des choses aussi merveilleuses. ‘SubhanAllah’, Lui seul fait vivre le monde. »

Karim répéta doucement, « SubhanAllah. » Le mot résonna en lui, portant une signification nouvelle, une sorte de joie mélancolique. Il regarda à nouveau le rayon de soleil, et maintenant, il ne voyait plus seulement une lumière, mais une main invisible qui l’avait posée là. Allah, disait sa mère. Allah a dit « Sois ! ».

L’idée était immense, plus grande que le ciel, plus lumineuse que le soleil. Allah. Il était partout, et pourtant invisible. Il était la raison pour laquelle le soleil brillait, pour laquelle sa mère était là, pour laquelle son cœur battait. Ses parents, si grands et si forts à ses yeux, n’étaient que des reflets de cette puissance infinie. Leurs mains qui le caressaient, leurs voix qui le berçaient, tout cela venait de Lui.

« Allah est le Premier, » murmura sa mère, comme si elle lisait dans les pensées de son fils. « Avant tout, Il était. Allah est le Dernier, Il sera après tout. Allah est le Tout-Puissant, rien ne Lui est impossible. »

Karim sentit une chaleur nouvelle l’envahir, une chaleur qui n’avait rien à voir avec le soleil. C’était la chaleur de la compréhension, la douce étreinte de la foi naissante. Il réalisa que même s’il ne voyait pas Allah, Il était bien plus réel que tout ce qu’il pouvait toucher. Le soleil était chaud, sa mère était douce, mais la source de cette chaleur, de cette douceur, était Allah. Il était le Souverain absolu du temps, de la vie, de tout ce qui était, de tout ce qui serait.

Les parents de Karim étaient comme des gardiens de cette lumière. Ils ne se présentaient jamais comme la lumière elle-même, mais comme des porteurs de torches, guidant leur fils vers la vraie source, celle qui ne s'éteint jamais. La mère de Karim s'agenouilla doucement, sa robe s'étalant autour d'elle comme une fleur épanouie. Elle prit les mains de Karim dans les siennes, ses doigts fins mais forts, et les leva légèrement vers le ciel.

« Quand tu vois le soleil, mon enfant, » dit-elle, sa voix empreinte d’une douceur infinie, « souviens-toi qu'il n'est qu'une petite partie de la création d'Allah. Il a créé des étoiles plus grandes, des soleils plus ardents, des galaxies entières qui dansent dans l’espace. Et tout cela, Il l’a créé d’un simple ‘Sois !’. Allah est le Maître de tout. »

Karim leva les yeux vers le ciel, puis vers sa mère, puis à nouveau vers le ciel. Il sentait la présence d'Allah dans le rayon de soleil qui réchauffait sa peau, dans le souffle léger de sa mère, dans le battement de son propre cœur. C'était une présence immense, enveloppante, bien plus réelle que les murs de sa chambre ou les jouets sur son étagère. Allah était là, en tout, par tout.

« Allah est le Plus Grand, » répéta sa mère en effleurant le front de Karim. « Plus grand que le soleil, plus grand que les étoiles, plus grand que tout ce que tu peux imaginer. Il est Al-Ahad, l’Unique. À Lui seul revient toute adoration, toute louange. »

Karim ferma les yeux, et dans le silence douillet de la chambre, il sentit la vérité de ces mots s'ancrer profondément en lui. Le soleil n'était pas juste un soleil, c'était un signe. Un signe de la grandeur d'Allah, de Sa puissance créatrice, de Son amour infini. Et ce soleil, qui le réchauffait, lui rappelait que la vie elle-même était un don d'Allah.

« SubhanAllah, » murmura-t-il à nouveau, cette fois avec une conviction nouvelle, une compréhension qui dépassait les mots. Le monde venait de s'ouvrir à lui, non pas par la fenêtre, mais par le cœur, révélant sa véritable Source. Et cette Source, c'était Allah.

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