Chapter 4

L'Écho de l'Arène, le Mur de la Prison

Les 'conseils avisés' m'ont mené droit derrière les barreaux, bien avant ma première mi-temps professionnelle. L'arène résonnait encore de promesses, mais c'est le silence du vide qui m'a rattrapé. Le match était terminé.

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Les "conseils avisés", ce fut la dernière pirouette de ma carrière footballistique, le coup de sifflet final avant même le début du match. L'arène, cette scène de mes rêves, résonnait encore des échos de mes exploits passés, des cris de la foule imaginaire qui me voyait soulever des trophées. Mais ce n'était qu'un écho, une illusion fugace. Le vrai son, celui qui m'a accueilli, était celui du vide. Un vide immense, froid, et terriblement définitif. La prison.

Je me souviens encore de cette journée, pas comme un jour de gloire, mais comme le jour où le rideau est tombé. Les lumières se sont éteintes, et la seule chose qui restait, c'était l'obscurité. Mes "amis", ces vautours aux sourires faciles et aux poches vides, avaient accompli leur œuvre. Ils m'avaient mené par le bout du nez, me promettant la lune, tout en me préparant un lit de paille dans un cachot. Ironique, n'est-ce pas ? Moi qui rêvais de fouler des pelouses vertes, je me retrouvais à contempler un mur grisâtre, qui avait l'air de s'étirer à l'infini.

Ce n'était pas un endroit pour un footballeur. Mes jambes, habituées à la course effrénée, à la détente explosive, se sentaient lourdes, engourdies. Mes mains, qui savaient si bien caresser le cuir du ballon, étaient maintenant faites pour tenir une gamelle et se défendre de la prochaine bousculade. L'odeur de la sueur et de l'herbe coupée avait été remplacée par une puanteur âcre, mélange de désinfectant bon marché et de désespoir humain. J'étais loin, très loin du stade. L'arène avait son écho, oui, mais c'était un écho lointain, un murmure du passé qui se noyait dans le vacarme du présent. Et le vide, ce vide immense qui s'était creusé en moi depuis que le ballon avait quitté mes pieds, c'était lui qui m'avait fait signe. Il ne m'avait pas attiré, non. Il m'avait englouti.

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