Chapter 15
L'Étreinte du Silence
Max, guidé par une force obscure, pénètre dans le lycée. L'atmosphère est glaciale. Il entend des chuchotements. Le 'Silence' commence à l'envelopper, menaçant de le consumer comme les 500 autres.
La porte du lycée, autrefois un portail vers la connaissance et l’insouciance juvénile, se dressait maintenant comme une gueule béante, dévorant la lumière du crépuscule. Max, le cœur battant à un rythme effréné contre ses côtes, sentit une force invisible le pousser en avant. Ce n'était pas sa propre volonté qui le guidait, mais une impulsion sourde, une aspiration profonde qui semblait émaner des entrailles mêmes de l'édifice abandonné. L’air, déjà lourd de l’humidité de la saison des pluies, devint soudainement glacial, pénétrant ses vêtements comme une morsure de givre. Un froid surnaturel, indépendant de la température extérieure, s’insinuait en lui, lui glaçant le sang et lui nouant l’estomac dans une angoisse sourde.
Il avait été attiré ici par une force obscure, une sorte d'appel magnétique qu'il ne comprenait pas, mais qu'il ne pouvait ignorer. Les paroles du Professeur Dubois résonnaient encore dans sa tête, des récits de légendes ancestrales, de murmures anciens, et surtout, du « Silence ». Ce mot, autrefois anodin, portait maintenant le poids d'une terreur indicible. Il s’agissait de cette même entité qui avait englouti cinq cents âmes, il y avait des années, transformant une fête joyeuse en un cauchemar sans fin. L’idée même de ce « Silence » lui donnait la chair de poule, un frisson qui n’avait rien à voir avec le froid ambiant.
Ses pas résonnaient étrangement sur le béton fissuré du couloir principal. Chaque écho semblait se déformer, s'allonger, se tordre en murmures indistincts, comme si les murs eux-mêmes chuchotaient des secrets oubliés. Il entendait des voix, ou plutôt, des échos de voix. Des rires d'enfants, des éclats de discussion animée, des bribes de chansons. Des fantômes sonores d'une époque révolue, qui se mêlaient aux sifflements du vent s’engouffrant par les fenêtres brisées. L'atmosphère était si dense, si chargée d'une tristesse palpable, qu'il se sentait oppressé, comme si l'air lui-même lui était arraché.
Keep reading "L'Étreinte du Silence"
The full chapter is in the AIBookCraft app — free to read, with your spot saved.
Free on iOS & Android · No signup to read