Chapter 7

La toile de M. Dubois

Lilith comprend l'étendue de la machination de Dubois. Il protège un secret ancestral, prêt à tout pour le maintenir. L'historienne devient une cible de choix.

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La poussière dansait dans les rares rayons de soleil qui parvenaient à percer les vitraux de la bibliothèque. Chaque particule semblait porter en elle le poids des siècles, le souffle des rois et des courtisans, les chuchotements des conspirations. Et moi, Lilith Moreau, je me sentais comme une intrue au milieu de ce mausolée de savoir, mon cœur battant à l'unisson des battements d'ailes d'un papillon pris au piège. Monsieur Dubois, avec son allure de grand échalas drapé dans une austérité calculée, se tenait devant moi, tel un gardien de secrets séculaires. Ses yeux, d'un bleu glacial, semblaient sonder mon âme, y chercher les failles, les faiblesses, tout ce qui pouvait me rendre vulnérable.

« Madame Moreau, » sa voix était un murmure sec, dénué de toute chaleur, « votre persistance à fouiller dans des dossiers que votre statut ne vous autorise pas à consulter commence à devenir… gênante. »

Gênante. Le mot était un euphémisme. Depuis mon arrivée, j'avais senti une résistance subtile, un courant sous-marin qui cherchait à me ramener vers la surface, loin des profondeurs où je tentais de plonger. Les conservateurs, ces gardiens autoproclamés de la mémoire de Versailles, semblaient avoir un pacte tacite pour effacer toute trace de ce qui dérangerait l'image immaculée du Roi Soleil. Et moi, avec mes questions dérangeantes, mes lettres cryptées, et cette intuition grandissante d'un lien ancien, je devenais un grain de sable dans leur mécanique bien huilée.

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