Chapter 4
Le Silence des Amis
Dépouillé de son argent et de ses illusions, Jan cherche du travail mais essuie refus sur refus. Les amis qui l'encourageaient à mal agir se volatilisent. Seul, il commence à ressentir le poids de ses choix, mais son orgueil l'empêche de retourner vers sa mère.
Après la chute brutale de ses rêves faciles, le monde de Jan s'était effondré comme un château de cartes. L'argent s'était évaporé, emporté par le courant trouble des promesses creuses et des « amis » aux sourires trompeurs. Ces mêmes visages qui lui juraient fidélité, qui l'encourageaient dans ses débauches, ces mêmes visages avaient disparu, se volatilisant comme la rosée au soleil levant. Alors qu'il tendait la main, espérant un peu d'aide, un peu de soutien, il ne trouvait que le vide, le silence glacial de l'indifférence.
Les jours qui suivirent furent une longue et pénible errance. Chaque porte qu'il frappait se refermait devant lui avec une politesse glaciale. « Nous sommes désolés, Monsieur, mais il n'y a pas de poste vacant pour le moment. » Ces mots, répétés à l'infini, résonnaient comme autant de coups de marteau sur son orgueil déjà meurtri. La faim lui tordait les entrailles, la fatigue alourdissait ses membres, et un sentiment amer de désespoir commençait à s'installer dans son cœur. Il s'assit un soir sur un banc poussiéreux, le regard perdu dans le lointain, contemplant la pous